Nicedays
Accueil du site > Textes > Clair-Obscur

Clair-Obscur

1er 2003 (Date de rédaction antérieure : 29 mars 1994).

La salle s’est lentement vidée. Une fois le rêve achevé, les spectateurs se lèvent les uns après les autres, légèrement conscient du retour à la réalité. Ceux qui n’ont pas été pris au jeu du rêve sont les premiers à être sortis. Déçus de ne pas avoir été transportés au coeur de l’illusion. Les derniers sont ceux qui n’ont pas voulus croire que le mot fin existait. Mais il existe. FIN. Un nouveau départ ou une fin en soi. Certains s’acharnent à revoir les mêmes films, s’attachant à des images, des souvenirs, traces d’emois gravées au fond de leur coeur. Ils ne peuvent se détacher de ce qu’ils ont vécus, de peur qu’un autre film ne soit pas à la hauteur. Ou qu’il le soit trop. d’autres se promenent de film en film, passant d’un rêve à l’autre. Sans avoir le temps d’ingerer l’esprit de chacun d’entre eux, avides du mieux et ayant peur de ne pas tout vivre. Ils ne se demandent pas si demain sera meilleur, ils ont déjà oublié ce qu’était hier. Enfin, il y a ceux qui voient les films qu’ils esperent à la hauteur de leurs chimères, prenant le temps de reflechir et de se reposer. D’effectuer leur choix au gré de leur fantaisie. Ceux-là sont les plus grands rêveurs. Ils rêvent quand il le faut, comme il faut. Ils se créent un rêve pièce par pièce, ajoutant sans cesse un peu de cette étoffe onirique à chacun des instants de leur vie.

Se sont-ils pourtant demandés pourquoi ils avaient besoin de rêver ...

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0